Où lavait-on son linge avant l’apparition des buanderies municipales et de l’eau courante ?

Sur les rives du lac

« Aussi longtemps qu’on ne trouve de l’eau qu’à la fontaine, à la rivière ou au lac, la lessive reste une corvée ménagère difficile à entreprendre. On lave donc rarement le linge de corps et plus rarement encore le linge de maison. Pour le faire, on use librement des accès à l’eau du lac, comme en témoigne la petite demi-douzaine de scènes de lessive recensées dans l’iconographie neuchâteloise. Le cours citadin du Seyon étant probablement un véritable cloaque, c’est essentiellement sur les rives du lac que les artistes ont représenté des étendages de linge et, parfois, des femmes ou des servantes à leur lessive. Le lieu le plus fréquenté pour cette corvée ménagère est indiscutablement la grève de la Promenade-Noire et de l’Evole dont l’étendue favorisait clairement la mise en œuvre de cette nécessaire opération hygiénique. »  

La question du jour est réalisée en collaboration avec les Editions Attinger. La réponse provient de l’ouvrage de Jean-Pierre Jelmini, Neuchâtel 1011-2011, mille ans – mille questions – mille et une réponses, question 145.

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