La boucherie
« Sans relever à proprement parler du droit de banalité, la boucherie ou mazel constitue une activité commerciale strictement contrôlée dès l’origine des sociétés humaines. Ainsi, dans la charte de 1214, les articles touchant à la vente de la viande (art. 6) viennent immédiatement après ceux qui concernent les libertés individuelles (art. 1 à 5). Au départ, l’activité de la boucherie se confond souvent avec celle de l’abattoir : on débite à l’étal (macellum en latin, qui donnera mazel) la viande des animaux qu’on vient d’abattre. Neuchâtel ne manque pas à cette règle et les boucheries dont l’histoire a gardé le souvenir se situent toutes à proximité d’un lieu d’abattage. »
La question du jour est réalisée en collaboration avec les Editions Attinger. La réponse provient de l’ouvrage de Jean-Pierre Jelmini, Neuchâtel 1011-2011, mille ans – mille questions – mille et une réponses, question 123.