François Ducommun naît dans une famille d’horlogers. Son père, Abram, est maître horloger à La Chaux-de-Fonds ; son grand-père, Josué Robert, est horloger du roi de Prusse. Poursuivant la tradition familiale, François devient horloger mécanicien et se fait connaître en fabricant des outils de précision pour l’horlogerie. Son intérêt pour l’astronomie et son goût pour la mécanique le pousse à se pencher sur les machines planétaires. S’inspirant des travaux d’Antide Janvier – notamment son ouvrage Des révolutions des corps célestes par le mécanisme des rouages paru en 1812 – il se lance en 1816 dans la construction d’un grand planétaire.
Le planétaire est contenu dans un globe en carton sur lequel figurent les signes du zodiaque et les constellations peints à l’huile par Charles Girardet. A l’intérieur du globe se trouve un mécanisme en laiton divisé en deux parties : le quantième et le planétaire. Une manivelle dont chaque tour correspond à un jour permet de les actionner. Selon les connaissances astronomiques de l’époque, le soleil est représenté entouré des planètes et de leurs satellites, mais ni Neptune (découverte en 1846) ni Pluton (repérée en 1930) n’y figurent.
La rigueur et la précision requises pour reconstituer la course complexe des planètes ont forcé François Ducommun à des calculs méthodiques afin de régler mathématiquement les rapports d’engrenages ou la superposition des axes et des roues. L’assemblage compliqué de ces mécanismes a suscité très rapidement l’admiration des contemporains de François Ducommun. De nombreux curieux viennent admirer cet impressionnant objet au domicile de son créateur, à la rue Fritz-Courvoisier à La Chaux-de-Fonds. Une obole d’un franc est demandée au visiteur, somme qui est reversé par l’horloger aux pauvres de la ville.
Cardinal, Catherine, Piguet, Jean-Michel, Catalogue d’œuvres choisies, La Chaux-de-Fonds : Institut l’homme et le temps, 1999, pp. 34-35.
Bachelin, Auguste, L’horlogerie neuchâteloise, Neuchâtel: Attinger Frères, 1888, pp. 58-60.
Chapuis, Alfred, Histoire de la pendulerie neuchâteloise, Neuchâtel : Attinger Frères, 1917, pp. 125-126, 375-379.
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Jeanneret-de Rougemont, Anne, « Ducommun, François », in : Dictionnaire historique de la Suisse (DHS).
Dossier documentaire, Musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds.